Syrian Airlines s'apprête à rétablir des vols directs entre Damas et Amsterdam début juillet, première desserte régulière de la compagnie nationale syrienne vers l'Union européenne depuis la levée progressive des sanctions européennes. Cette ligne, encore tributaire de l'ultime feu vert technique et réglementaire des autorités néerlandaises, marque une étape symbolique dans la reconnexion de la Syrie aux réseaux aériens internationaux.
Selon l'Autorité générale de l'aviation civile et du transport aérien à Damas, la compagnie prévoit d'exploiter des vols sans escale entre l'aéroport international de Damas (DAM) et Amsterdam-Schiphol (AMS) au cours de la première semaine de juillet. Omar Hosari, directeur de l'Autorité, indique que « les dernières étapes techniques, juridiques et réglementaires sont en cours d'achèvement avec les autorités néerlandaises » en vue du démarrage des opérations. Ce retour intervient après plusieurs années de suspension des vols directs entre la Syrie et l'Europe occidentale, conséquence à la fois de la guerre civile et des sanctions imposées à la compagnie nationale.
Pour l'instant, les détails sur la fréquence et les horaires des vols restent rares, même si la presse spécialisée évoque un lancement ciblé autour du 2 juillet, sous réserve des autorisations nécessaires. L'aéroport d'Amsterdam-Schiphol offre un vaste réseau de correspondances, ce qui en ferait une porte d'entrée stratégique pour la diaspora syrienne et les voyageurs en correspondance vers d'autres destinations européennes ou transatlantiques. Hosari présente Amsterdam comme la « première destination » d'un plan de « retour graduel vers des destinations européennes ». Des discussions sont en cours avec l'Allemagne pour la levée de l'interdiction de vols entre la Syrie et la République fédérale, une décision étant attendue « dans la première moitié du mois prochain », selon SANA.
Syrian Airlines, également connue sous le nom de Syrianair, était interdite d'accès aux aéroports de l'Union européenne depuis le renforcement des sanctions au plus fort de la crise syrienne. Ces mesures ont été ajustées à partir de 2025, Bruxelles annonçant la levée de l'interdiction de vol frappant la compagnie nationale, tout en liant cette ouverture à une surveillance étroite de la transition politique en Syrie. La compagnie opère avec une flotte fortement réduite, composée notamment de quelques Airbus A320 en état de vol, loin de la douzaine d'appareils annoncée il y a quelques années. Depuis 2024-2025, elle a engagé un plan de remise en état de ses avions, d'extension progressive de son réseau et d'introduction de nouveaux appareils, avec l'objectif déclaré d'un « retour graduel vers les marchés européens ».
Pour les étudiants ATPL et ATC, cet exemple illustre l'interaction complexe entre géopolitique, sanctions et opérations aériennes. Il montre comment les cadres réglementaires peuvent remodeler soudainement les réseaux de routes et la viabilité des compagnies, un élément clé dans la planification des vols et la gestion de l'espace aérien. Comprendre ces dynamiques est essentiel pour appréhender des scénarios réels où les décisions politiques impactent directement les flux de trafic aérien et les autorisations opérationnelles.