**Bond du trafic aérien en Europe du Sud : la revanche des low-cost**
Cet été, le trafic aérien en Europe du Sud connaît une explosion, avec l'Espagne, l'Italie et la Grèce qui représentent à elles seules 72 % de la croissance totale de la capacité estivale en Europe de l'Ouest, selon le fournisseur de données OAG. L'Italie affiche la plus forte progression (+8,9 %), suivie de l'Espagne (+7,6 %, soit 6,3 millions de sièges supplémentaires) et de la Grèce (+5,9 %, soit 1,7 million de sièges). Cette hausse est en partie due au report des vacanciers fuyant les zones proches du conflit au Moyen-Orient, redirigeant la demande vers les destinations méditerranéennes traditionnelles.
**Les low-cost aux commandes**
La croissance est largement tirée par les compagnies à bas coûts. Wizz Air enregistre les progressions les plus spectaculaires : +50,7 % en Espagne, +41,6 % en Grèce et +35,1 % en Italie, ajoutant plus de 2,2 millions de sièges sur le seul marché italien. Ryanair conserve sa position dominante avec 20,7 millions de sièges en Espagne et 18,8 millions en Italie, en hausse de 10,1 %. Jet2.com poursuit son développement sur le tourisme de loisirs avec +8,9 % en Espagne et +14,9 % en Grèce. Les analystes d'OAG soulignent que l'engagement de Wizz Air en Italie et son accélération en Grèce traduisent une confiance dans les tendances de réservation.
**La Turquie en retrait**
À l'inverse, la Turquie est le grand perdant du Top 10 des marchés européens, avec un recul de 2,8 % de sa capacité, tombant à 53,1 millions de sièges. Cette baisse redirige une partie de la demande vers d'autres destinations méditerranéennes, creusant l'écart entre l'Europe du Sud et la Turquie, traditionnellement compétitive sur le tourisme balnéaire.
**Ce que cela signifie pour les élèves ATPL et ATC**
Pour les élèves ATPL, cette tendance illustre l'importance de comprendre la planification saisonnière des capacités et les stratégies opérationnelles des low-cost, souvent basées sur des réseaux point à point à haute fréquence. Les élèves contrôleurs doivent noter les implications sur la congestion de l'espace aérien : une augmentation de 7 à 9 % de la capacité dans les régions touristiques clés signifie davantage de mouvements d'aéronefs, nécessitant un séquencement efficace et une coordination des créneaux horaires pendant les pics estivaux. Le recul de la Turquie affecte également la planification des routes et les procédures de déroutement.