Le Département de la Défense américain a publié son cinquième lot de fichiers déclassifiés sur les phénomènes anormaux non identifiés (UAP), anciennement appelés OVNI. Mis en ligne le 7 août 2026, cet ensemble comprend 41 nouveaux éléments : vidéos, images, rendus d'artistes et documents administratifs provenant du Pentagone, du FBI, de la CIA, du Département d'État et du bureau exécutif. Cette publication fait suite à une directive présidentielle visant à accroître la transparence sur les rencontres UAP. Les fichiers sont hébergés sur la plateforme PURSUE du Pentagone, qui permet de filtrer par date, agence et type de document.
Parmi les séquences les plus frappantes figurent six vidéos d'un incident survenu en septembre 2021 au-dessus du golfe d'Oman, enregistrées depuis un AC-130J lors d'un exercice de tir réel. Le rapport de renseignement décrit environ 25 occurrences non identifiées, caractérisées comme des 'orbes froides' volant à basse altitude à des vitesses comprises entre 250 et 1 300 mph (400–2 090 km/h). Les objets semblaient manœuvrer de manière agressive et même 'réagir' aux tirs du canon de l'avion. Une autre vidéo, captée au Moyen-Orient en 2025, montre un objet rapide traversant le champ d'une caméra embarquée ; ce cas reste non résolu.
Des images supplémentaires montrent une sphère sombre au-dessus du Pacifique qui semblait disparaître puis réapparaître, ainsi qu'un objet rond au-dessus d'une zone résidentielle au Moyen-Orient. Le lot inclut également un entretien du FBI avec un ancien pilote militaire qui a rapporté un objet triangulaire massif au-dessus de Bagram, en Afghanistan, en 2002. Selon le récit, l'objet masquait silencieusement les étoiles, estimé à 500 pieds (150 mètres) de large, volant à vitesse et altitude constantes sans lumières visibles. Le collègue du pilote aurait assisté à la scène et s'exclamé : 'Did you see that?'
Bien que ces documents et vidéos soient fascinants, le Pentagone souligne qu'il s'agit de rendus et de témoignages, et non de preuves définitives d'origine extraterrestre. Le terme 'non identifié' signifie simplement qu'aucune conclusion n'a été atteinte sur leur nature. Pour les professionnels de l'aviation, cette publication souligne l'importance de signaler les observations inhabituelles et de maintenir une conscience situationnelle dans l'espace aérien. Même si la plupart des UAP s'avèrent être des drones, des phénomènes météorologiques ou des artefacts de capteurs, la capacité à reconnaître et à communiquer les anomalies est une compétence essentielle pour les pilotes et les contrôleurs aériens.
Pour les étudiants ATPL et ATC, cette actualité met en évidence un paysage réglementaire et opérationnel en évolution. Alors que les gouvernements poussent à plus de transparence, les futurs pilotes pourraient rencontrer de nouvelles procédures de signalement ou même des modules de formation sur l'identification des UAP. Comprendre comment documenter et signaler de tels événements, sans tirer de conclusions hâtives, fait partie du professionnalisme aéronautique. La publication du Pentagone rappelle également que l'espace aérien est partagé et peut contenir des éléments inattendus, renforçant la nécessité de vigilance et de communication claire à toutes les phases du vol.