**Neuf pays demandent une flexibilité du système EES pour mettre fin aux files « inacceptables »**
Neuf pays européens, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, ont adressé une lettre conjointe à la Commission européenne pour demander le maintien du mécanisme de suspension partielle du système automatisé d'entrée/sortie (EES) au-delà du 6 septembre 2026. Ce système, qui collecte les données biométriques (empreintes digitales et reconnaissance faciale) des voyageurs non européens aux frontières Schengen, est accusé de provoquer des files d'attente de trois à cinq heures aux heures de pointe dans les grands aéroports. Les signataires estiment que la possibilité de revenir temporairement au contrôle manuel (tamponnage des passeports) est essentielle pour éviter un effondrement opérationnel.
**Impact opérationnel sur l'aviation**
Les aéroports et compagnies aériennes tirent la sonnette d'alarme. ACI Europe et Airlines for Europe (A4E) rapportent des temps d'attente pouvant dépasser trois heures, certains passagers ratant leur vol. À Rome Fiumicino, les autorités évoquent un « risque élevé de désastre », tandis qu'en Grèce, le PDG de Fraport Greece décrit des scènes de passagers attendant sous des tonnelles d'urgence comme « dangereuses ». Wizz Air recommande désormais à ses passagers d'arriver trois heures avant le départ. Le secteur estime qu'il ne s'agit pas d'un simple problème de rodage, mais d'une « défaillance systémique » nécessitant une refonte en profondeur.
**Ce que cela signifie pour les élèves ATPL et ATC**
Pour les futurs pilotes et contrôleurs aériens, comprendre les procédures de contrôle aux frontières est crucial pour la planification opérationnelle. Les retards causés par l'EES peuvent perturber les temps de rotation, affecter la coordination des créneaux et augmenter la consommation de carburant en raison des circuits d'attente. Les élèves contrôleurs doivent savoir que ces changements réglementaires peuvent entraîner des flux de passagers imprévisibles, impactant le handling au sol et le séquencement des départs. Les candidats ATPL doivent noter que les membres d'équipage sont souvent exemptés des contrôles biométriques, mais la connaissance de ces systèmes aide à informer les passagers et à gérer les attentes.
**La voie à suivre**
Les neuf pays insistent pour que le mécanisme de suspension reste disponible au-delà de septembre 2026 et appellent à un enregistrement en ligne avant le départ pour réduire la congestion dans les aéroports. La Commission européenne assure que le système fonctionne bien là où les infrastructures sont adéquates, mais le secteur aérien met en garde contre de « graves conséquences opérationnelles » si la flexibilité est supprimée. Pour les étudiants, ce cas illustre la tension entre les exigences de sécurité et l'efficacité opérationnelle, un thème récurrent dans la gestion aéronautique.