**Une perte tragique dans l'histoire de l'aviation**
Le 13 avril 1922, le monde de l'aviation est endeuillé par la mort du pilote australien Ross Smith, qui perd la vie avec son copilote le lieutenant Bennett lors du crash de leur appareil amphibie Vickers lors d'un vol d'essai. Smith était un aviateur célèbre, connu pour ses vols pionniers, et sa disparition soudaine laisse un vide dans les projets ambitieux d'une expédition aérienne autour du monde.
**Blake prend la relève**
Suite à cette tragédie, l'aviateur britannique Blake est désigné pour reprendre la mission. Le défi est immense : faire le tour du monde par les airs, un exploit nécessitant non seulement du talent mais aussi une endurance considérable et un équipement fiable. Le 1er mai 1922, Blake entame sa préparation par un vol d'entraînement rigoureux destiné à tester à la fois sa résistance et les performances de son appareil.
**Une journée marathon à travers la Manche**
Ce jour-là, Blake effectue des allers-retours entre la France et l'Angleterre, traversant la Manche à quatre reprises pour relier Paris et Londres. Il commence par un petit-déjeuner au Bourget, près de Paris, puis s'envole pour déjeuner à Londres. Après être revenu en France pour prendre le thé au Bourget, il traverse une dernière fois la Manche pour dîner en Grande-Bretagne. Au total, il passe onze heures aux commandes, avec de brèves escales pour se reposer et se ravitailler. Ce programme épuisant démontre le type d'endurance nécessaire pour le futur tour du monde.
**Pourquoi cela importe pour les étudiants ATPL et ATC**
Cet épisode historique souligne l'importance d'un entraînement rigoureux et d'une préparation minutieuse dans l'aviation. Pour les étudiants ATPL, il rappelle la nécessité de développer l'endurance et de maîtriser les opérations long-courrier, même aux débuts de l'aviation. Pour les stagiaires ATC, il montre comment les opérations transfrontalières nécessitent une coordination entre différents espaces aériens, une compétence toujours essentielle aujourd'hui. L'histoire sert également de rappel des risques inhérents aux vols d'essai et de la résilience nécessaire pour surmonter les revers dans l'aviation.