Kuwait Airways et Jazeera Airways ont repris partiellement leurs vols depuis l'aéroport international de Koweït (KWI) le 26 avril 2026, mettant fin à 55 jours de fermeture de l'espace aérien national provoquée par des frappes iraniennes début mars. La réouverture fait suite à un cessez-le-feu prolongé entre les États-Unis et l'Iran annoncé le 21 avril. Cependant, la reprise est progressive, limitée à deux terminaux et à des horaires restreints (9h00–16h00 heure locale), car l'infrastructure de KWI reste lourdement endommagée par des attaques de drones et de missiles.
Kuwait Airways opère depuis le Terminal 4 avec 35 vols la première semaine vers 17 destinations, dont Londres, Istanbul, Mumbai, Le Caire, Manille, Riyad, Djeddah, Guangzhou, Colombo et Dhaka. La compagnie privilégie les marchés essentiels pour les Koweïtiens et les expatriés, avec des rotations quotidiennes vers Le Caire, quatre vols hebdomadaires vers Djeddah et Dhaka, et trois vols hebdomadaires vers Londres, Riyad, Mumbai et Manille. Jazeera Airways a repris ses vols depuis le Terminal 5 vers 10 destinations : Amman, Beyrouth, Mumbai, Le Caire, Kochi, Damas, Delhi, Istanbul, Riyad et Djeddah. Pendant la fermeture, Jazeera a mis en œuvre le plan d'urgence "Project Barakah" depuis des bases saoudiennes à Al-Qaisumah et Dammam, réalisant plus de 1 200 vols, transportant 130 000 passagers et acheminant des centaines de tonnes de fret.
Malgré la réouverture, KWI fonctionne bien en dessous de sa capacité. Le Terminal 1 reste fermé pour réparations après des dommages structurels causés par des drones, et le système radar ainsi que les installations de stockage de carburant sont partiellement inopérants. Le nouveau Terminal 2 est retardé à fin 2026. Aucune compagnie étrangère n'a encore annoncé son retour, attendant une stabilisation sécuritaire complète et la restauration des infrastructures. L'approche graduée permet aux autorités de garantir le bon fonctionnement des aides à la navigation, des systèmes d'avitaillement et des procédures de gestion des risques, face à la menace persistante des drones et missiles dans la région.
Pour les étudiants ATPL et ATC, cet événement souligne l'importance cruciale de la planification d'urgence, de la gestion de l'espace aérien en période de conflit et des défis opérationnels liés à la reprise des vols après des perturbations prolongées. Comprendre comment les compagnies s'adaptent à des fermetures soudaines—comme le Project Barakah de Jazeera—offre des enseignements concrets sur la gestion de crise et la résilience nécessaires dans l'aviation moderne.