**KLM a présenté ses excuses à l'athlète paralympique Hannah Babalola, qui a déposé une plainte après une expérience éprouvante sur un vol long-courrier entre Le Cap et Amsterdam. Babalola, paraplégique, s'est vu refuser un fauteuil de couloir — un siège étroit conçu pour circuler dans l'allée de l'avion — ce qui l'a privée d'accès aux toilettes pendant près de onze heures. L'affaire relance le débat sur l'accessibilité à bord et la mise en œuvre des droits des passagers à mobilité réduite (PMR) par les compagnies aériennes.**
**L'incident s'est produit le 26 mai, lors du trajet retour d'un voyage de Chicago au Cap via Amsterdam. À la porte d'embarquement, Babalola a été amenée à bord en fauteuil roulant. Une fois à bord, l'équipage lui a demandé si elle aurait besoin d'un fauteuil de couloir pour le segment d'environ onze heures. Elle a confirmé, invoquant la nécessité d'aller aux toilettes. Selon son récit, confirmé par The Guardian, les membres d'équipage ont indiqué qu'il serait « trop dangereux » de fournir le fauteuil en cas de turbulences. Ils lui ont alors proposé une alternative radicale : utiliser les toilettes sans fauteuil de couloir, ou quitter l'avion avant le départ. Babalola a refusé d'être débarquée, expliquant qu'elle devait rentrer à Chicago pour travailler et rappelant qu'un fauteuil lui avait été fourni sans difficulté à l'aller.**
**L'échange, que Babalola a enregistré et transmis au Guardian, a dégénéré. L'équipage a remis un avis écrit intitulé « Conduite inacceptable et avertissement définitif au nom du commandant de bord de cet avion », puis a fait appel successivement à la sécurité de l'aéroport du Cap et à la police à Amsterdam. Finalement, Babalola a été autorisée à rester à bord, mais sans fauteuil de couloir. Elle a qualifié l'expérience d'« humiliante et dégradante », affirmant s'être sentie obligée de s'abstenir de manger ou de boire pendant tout le vol pour éviter d'avoir besoin d'aller aux toilettes. Elle a passé une grande partie du vol à pleurer.**
**Le service clientèle de KLM s'est ensuite excusé par écrit, reconnaissant que la situation avait dû être « profondément bouleversante et déstabilisante » et promettant un « examen complet des circonstances ». Un porte-parole a exprimé des regrets, mais a refusé de commenter davantage pour des raisons de confidentialité. La politique officielle de KLM précise que des fauteuils de bord sont disponibles sur certains appareils et que les agents de bord aident à les utiliser, mais qu'ils ne sont pas autorisés à soulever ou porter les passagers ni à les assister à l'intérieur des toilettes. L'affaire Babalola porte sur le refus d'accès au fauteuil lui-même, et non sur l'assistance dans les sanitaires.**
**Pour les étudiants ATPL et ATC, ce cas souligne l'importance cruciale de comprendre le règlement européen (CE) n° 1107/2006, qui interdit aux compagnies aériennes de refuser l'embarquement ou l'assistance aux passagers handicapés, sauf contraintes de sécurité réelles. Il met également en lumière la nécessité d'une formation adéquate des équipages sur les aides à la mobilité et les obligations légales et éthiques envers les PMR. Les ATC ne gèrent pas directement la mobilité des passagers, mais ils coordonnent les services au sol qui incluent l'assistance PMR ; la connaissance de ces réglementations garantit des opérations fluides. Cet incident rappelle que la sécurité et l'accessibilité doivent être équilibrées avec empathie et respect de la loi.**