**Linate reste un aéroport de ville dédié aux vols court-courrier**
Le gouvernement italien a définitivement écarté la possibilité de vols long-courrier depuis l'aéroport de Milan-Linate. Dans la version finale du Plan national des aéroports (PNA 2026–2035), toute référence à d'éventuels services intercontinentaux—même en configuration 100 % affaires—a été supprimée. Linate conserve donc son rôle d'aéroport de ville pour les vols point à point européens, tandis que Milan-Malpensa garde le monopole des liaisons long-courrier régulières.
**Cadre réglementaire : le décret Giovannini**
Cette décision s'appuie sur le dédit « Giovannini » du 1er septembre 2022, qui limite strictement Linate aux vols point à point avec des appareils monocouloirs (A220, A320, Boeing 737, etc.) sur des routes au sein de l'Union européenne ou de pays liés par un accord avec l'UE, dans un rayon maximal de 1 500 km. Le décret plafonne également les mouvements à 18 par heure. Toute modification de ces restrictions nécessiterait un amendement formel du décret, soumis à l'approbation de la Commission européenne—un processus long et incertain. Pour les élèves ATPL et ATC, ce cas illustre comment les réglementations nationales et européennes façonnent la capacité aéroportuaire et les réseaux de routes, impactant directement la planification des vols et la gestion de l'espace aérien.
**Contexte politique et opérationnel**
Ce revirement fait suite à des pressions politiques locales, notamment du ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti (élu dans la province de Varèse, où se trouve Malpensa) et du directeur général de SEA, Armando Brunini, qui ont plaidé pour le maintien du système dual milanais. Malpensa gère le trafic intercontinental, tandis que Linate dessert des routes affaires à haute fréquence. Cette répartition est un exemple classique de coordination des créneaux horaires et de gestion des capacités—des sujets centraux dans la formation ATPL et ATC.
**Implications plus larges pour l'aviation italienne**
Le PNA 2026–2035 vise à augmenter la capacité du système aéroportuaire italien à 305 millions de passagers par an d'ici 2035, contre environ 230 millions en 2025. Environ 1,2 milliard d'euros d'investissements sont prévus pour des liaisons ferroviaires vers des aéroports régionaux comme Bergame, Olbia, Vérone et Venise. Pour les étudiants en aviation, cela souligne l'interaction entre les infrastructures aéroportuaires, les contraintes réglementaires et la croissance du trafic—un thème récurrent dans la planification opérationnelle et la gestion des flux de trafic aérien.
**Ce que cela signifie pour les élèves ATPL et ATC**
Cette actualité montre comment les décisions réglementaires impactent directement les structures de routes, la disponibilité des créneaux et la conception de l'espace aérien. Comprendre le décret Giovannini et des cadres similaires est essentiel pour les pilotes planifiant des vols vers les aéroports de Milan et pour les contrôleurs gérant les arrivées et départs dans un système multi-aéroports contraint.