**Une hôtesse de l’air de KLM a été hospitalisée et placée en isolement à l’Amsterdam UMC après un possible contact avec le hantavirus**, suite à une interaction avec une passagère néerlandaise de 69 ans décédée du virus. Ce cas est lié à une épidémie sur le navire de croisière d’expédition MV Hondius dans l’Atlantique Sud. Il met en lumière les défis uniques auxquels les compagnies aériennes sont confrontées pour gérer les risques de maladies infectieuses, surtout lorsqu’une transmission interhumaine est possible.
**L’hôtesse, basée à Haarlem, a développé des symptômes modérés et a été isolée par précaution** dans l’attente des résultats d’analyses. Elle était en service sur le vol KLM KL592 entre Johannesbourg (O.R. Tambo) et Amsterdam-Schiphol le 25 avril 2026, lorsque la passagère âgée a été débarquée en raison de son état de santé. La passagère a été prise en charge dans un hôpital de Johannesbourg, où elle est décédée le lendemain. Il a fallu plusieurs jours pour confirmer l’infection par un hantavirus et identifier la souche Andes, rarement transmissible d’humain à humain par contacts étroits et gouttelettes respiratoires.
**La passagère décédée et son époux, ainsi qu’un ressortissant allemand, faisaient partie de la croisière d’expédition MV Hondius** au centre de l’épidémie. Le couple avait voyagé en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Uruguay) avant d’embarquer début avril, une zone où les rongeurs porteurs de la souche Andes sont endémiques. Ce contexte souligne l’importance des évaluations sanitaires avant le voyage et de la sensibilisation des équipages aux risques de maladies zoonotiques.
**KLM, en coordination avec l’Institut national néerlandais de santé publique (RIVM), a lancé une opération majeure de traçage des contacts** pour tous les passagers et membres d’équipage du vol KL592. Les autorités sud-africaines tracent également les passagers du vol régional Airlink qui a transporté la passagère de Sainte-Hélène à Johannesbourg, soit 82 passagers et 6 membres d’équipage. KLM refuse de commenter les cas individuels mais indique travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires nationales et internationales.
**Pour les étudiants ATPL et ATC, ce cas illustre l’application concrète des protocoles de santé publique en aviation.** Les membres d’équipage doivent reconnaître les symptômes de maladies infectieuses, décider si un passager est apte à voyager, et suivre des procédures strictes d’isolement et de signalement. Le traçage des contacts montre comment un seul vol peut devenir un incident de santé publique, nécessitant une coordination entre compagnies, aéroports et agences sanitaires. Comprendre ces procédures est essentiel pour gérer les futures urgences sanitaires et maintenir la sécurité aérienne.