**La Grèce durcit le ton contre le surtourisme**
La Grèce a renforcé sa lutte contre le surtourisme en étendant le nombre de plages où transats, parasols et activités commerciales sont désormais bannis. Depuis le 1er mai, Athènes a ajouté 13 plages à la liste des sites dits « sans transats », portant le total à 251 plages protégées. Ces plages sont souvent situées dans des zones à haute valeur écologique, comme les sites Natura 2000. Sur ces plages, les touristes peuvent toujours se baigner, mais uniquement avec leur serviette – impossible d’y louer un transat, de s’installer sous un parasol de plage-club ou d’acheter un cocktail dans un bar en bord de mer.
**Nouvelles règles et contrôles renforcés**
Les nouvelles règles interdisent aussi les food-trucks, les bars de plage, certaines embarcations de plaisance et l’accès des véhicules. Les rassemblements de plus de dix personnes avec musique amplifiée sont proscrits pour limiter le bruit et les nuisances dans les secteurs les plus fragiles. Le statut Natura 2000 de ces plages « sanctuarisées » bloque par ailleurs toute construction, y compris les cabanons et structures temporaires en bois. Les autorités invoquent la nécessité de freiner la privatisation progressive du littoral et la multiplication des beach clubs. Au-delà de ces 251 plages protégées, une réglementation plus large encadre désormais l’occupation du sable : les chaises longues et parasols doivent se trouver à au moins quatre mètres du rivage, et au moins 70 % de la surface de chaque plage doit rester libre de tout équipement (85 % dans les zones protégées). Des drones et une application de signalement citoyen sont utilisés pour faire respecter ces règles, tandis que les exploitants doivent obtenir des concessions via des enchères en ligne et maintenir les plages propres et accessibles.
**Une stratégie globale contre le surtourisme**
Ce durcissement sur le littoral s’inscrit dans une stratégie plus large face au surtourisme, dans un pays qui accueille près de 38 millions de visiteurs pour environ 10 millions d’habitants. Sur des sites emblématiques comme l’Acropole, des limitations de visiteurs et des créneaux horaires ont été mis en place pour fluidifier les flux. Dans les îles les plus exposées, comme Santorin et Mykonos, la Grèce a instauré des quotas pour les croisières et une taxe spécifique par passager. Depuis juillet 2025, une taxe de 20 euros par passager de croisière en haute saison est appliquée sur certaines escales pour financer des projets locaux et compenser la pression touristique. Le gouvernement mise également sur la régulation de l’hébergement, avec une hausse des taxes de séjour et un encadrement plus strict des constructions dans les zones les plus saturées.
**Pourquoi cela compte pour les élèves de l’aviation**
Pour les élèves ATPL et les contrôleurs aériens, cette actualité est un exemple concret de la façon dont les réglementations environnementales peuvent modifier les schémas touristiques. Si les plages grecques populaires deviennent moins accessibles, les compagnies aériennes devront peut-être ajuster leurs horaires, leurs routes et leur capacité vers des destinations moins fréquentées. Les contrôleurs aériens pourraient voir des changements dans les flux de trafic alors que les touristes se tournent vers d’autres îles ou des spots continentaux. Comprendre ces tendances réglementaires aide les futurs professionnels de l’aviation à anticiper les évolutions de la demande et à planifier les opérations en conséquence.