L'Union européenne (UE) prend des mesures significatives pour protéger les droits des passagers en interdisant aux compagnies aériennes de facturer certains frais annexes. Cela inclut les frais pour les parents qui souhaitent être assis à côté de leurs enfants et les frais pour des erreurs typographiques mineures dans les noms des passagers. Cette réforme s'inscrit dans une initiative plus large visant à renforcer les droits des passagers, négociée entre le Parlement européen et les États membres. L'un des changements les plus marquants est l'interdiction pour les compagnies aériennes de facturer les familles pour la sélection de sièges adjacents, une pratique courante chez les compagnies à bas coût comme Ryanair. Auparavant, les familles pouvaient faire face à des coûts supplémentaires considérables simplement pour s'asseoir ensemble pendant les vols.
Un autre changement notable est l'interdiction des frais pour corriger des erreurs mineures d'orthographe dans les noms des passagers, qui pouvaient coûter jusqu'à 160 euros avec certaines compagnies. Cette réforme vise à éliminer ce que beaucoup considèrent comme des frais disproportionnés pour des erreurs simples qui n'affectent pas l'identité du passager. Bien que ces changements soient significatifs, le système actuel d'indemnisation pour les retards et annulations de vol reste intact. Initialement, des discussions avaient lieu sur la réduction des montants d'indemnisation et l'augmentation des seuils d'éligibilité, mais ces propositions ont finalement été abandonnées. Le cadre d'indemnisation existant, qui varie de 250 à 600 euros selon la distance et s'applique après trois heures de retard, continuera d'être appliqué.
L'accord a été salué par les groupes de défense des passagers comme un pas nécessaire vers un équilibre entre les droits des voyageurs et les réalités opérationnelles des compagnies aériennes. Cependant, les compagnies aériennes critiquent depuis longtemps le coût du régime d'indemnisation, affirmant qu'il impose des milliards de dépenses à l'échelle européenne, ce qui, selon elles, affecte les prix des billets et leur capacité d'investissement. Les associations de consommateurs, quant à elles, soulignent l'importance de maintenir un cadre réglementaire clair et protecteur.
Malgré ces avancées, le Parlement européen n'a pas réussi à imposer la gratuité d'un bagage cabine dans le prix du billet. Bien qu'il y ait eu une tentative d'interdire les frais spécifiques pour les bagages en cabine jusqu'à 7 kg, cette proposition n'a pas été retenue dans le compromis final. Les compagnies aériennes pourront donc continuer à facturer certains services annexes, comme la priorité à l'embarquement ou certains bagages à main, sous réserve de respecter les règles de transparence tarifaire de l'UE.
L'accord politique trouvé entre le Parlement et les États membres doit maintenant être formellement adopté par les deux institutions avant d'entrer en vigueur. Une fois publié au Journal officiel de l'UE, ces nouvelles règles s'appliqueront à tous les vols au départ d'un aéroport situé dans l'Union, quelle que soit la nationalité de la compagnie. Les groupes de défense des consommateurs appellent déjà les autorités nationales et la Commission à surveiller de près la mise en œuvre de ces interdictions de frais annexes pour éviter l'apparition de nouveaux "coûts cachés".