L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a prolongé jusqu’au 27 mai son bulletin d’information sur les zones de conflit concernant Israël et les pays du Golfe, mais avec un assouplissement significatif de sa recommandation. La situation sécuritaire est désormais qualifiée de « tensions accrues » plutôt que de « conflit militaire intense », laissant chaque compagnie aérienne européenne libre de décider de reprendre ses vols à partir du 28 mai. Cette décision marque une étape clé vers la normalisation du trafic aérien vers Tel Aviv, bien que l’AESA maintienne des restrictions strictes pour l’Iran, le Liban et l’Irak.
**Wizz Air** a annoncé son retour le 28 mai et relance son projet de base permanente à l’aéroport Ben Gourion. En stationnant au moins dix appareils sur place, la low-cost hongroise pourrait proposer davantage de fréquences et de nouvelles destinations, principalement en Europe centrale et de l’Est. Cette implantation devrait renforcer la concurrence face à El Al et faire baisser les prix. Pour les étudiants ATPL et ATC, cet exemple illustre comment les évaluations de risques géopolitiques influencent directement la planification des réseaux et les décisions opérationnelles des compagnies.
**Air France** a suspendu tous ses vols vers le Moyen-Orient après les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran fin février. Elle a prolongé ses annulations pour Riyad jusqu’au 19 mai, Dubaï jusqu’au 27 mai, et Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 27 mai inclus, avec des prolongations possibles selon l’évolution sécuritaire. Transavia France n’a pas communiqué de date de retour, tandis que KLM a annulé ses vols vers Dubaï, Riyad et Dammam jusqu’au 28 juin, et Tel Aviv à une date ultérieure. Les compagnies du **groupe Lufthansa** reprendront leurs vols vers Tel Aviv à partir du 1er juin (Austrian Airlines) et du 1er juillet (Lufthansa, SWISS, ITA Airways), mais Dubaï reste suspendu jusqu’au 13 septembre. D’autres destinations comme Abou Dhabi, Riyad et Beyrouth sont suspendues jusqu’à fin octobre.
**EasyJet** vise une reprise au plus tôt durant la saison hivernale 2026-2027, probablement fin octobre 2026 ou plus tard. **Ryanair** n’a annoncé aucune date et a laissé entendre qu’elle pourrait ne pas revenir sur le marché israélien, en raison des taxes aéroportuaires élevées à Ben Gourion. Cette prudence montre comment les compagnies pèsent sécurité, coûts et demande avant de reprendre leurs opérations dans des régions instables.
Pour les élèves pilotes et contrôleurs aériens, ce cas concret démontre le rôle crucial des organismes de régulation comme l’AESA dans l’émission d’avertissements de zones de conflit, et la manière dont les compagnies effectuent leurs propres analyses de risques. Comprendre ces processus est essentiel pour les futurs professionnels qui pourraient opérer ou gérer un espace aérien affecté par des tensions géopolitiques. La reprise progressive du trafic vers Tel Aviv offre également une étude de cas sur la gestion de l’espace aérien et la reconstruction des réseaux après des perturbations.