Un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie lundi 10 août, provoquant la suspension préventive des opérations commerciales dans plusieurs aéroports. Le tremblement de terre, enregistré à 7 h 34 heure locale près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, a été ressenti dans une grande partie de la Colombie et en Équateur. Le Service géologique colombien a confirmé qu'il s'agit du plus fort séisme enregistré dans le pays depuis une décennie, avec une profondeur d'environ 96 kilomètres.
Alors que l'aéroport international Alfonso Bonilla Aragón de Cali, troisième aire urbaine du pays, a repris ses activités après inspections, six aéroports régionaux restaient fermés en attendant les évaluations structurelles. L'Aéronautique civile colombienne (Aerocivil) a signalé des dommages ou anomalies à Pereira-Matecaña, Manizales-La Nubia, Quibdó-El Caraño, Armenia-El Edén, Cartago-Santa Ana et Buenaventura-Gerardo Tobar López. « Pour des raisons de sécurité, les opérations aériennes dans ces terminaux restent suspendues jusqu'à l'évaluation des dommages structurels à l'infrastructure », a indiqué Aerocivil.
Les inspections post-sismiques vont bien au-delà d'un simple contrôle visuel du terminal passagers. Les équipes doivent examiner les pistes, les voies de circulation et les aires de trafic à la recherche de fissures, de déformations ou de débris. Elles doivent également vérifier les systèmes de balisage, l'alimentation électrique, les moyens de communication et de navigation, les installations de contrôle aérien ainsi que les infrastructures de carburant. Une piste visuellement intacte ne suffit pas : toute la chaîne de sécurité doit être déclarée opérationnelle avant la reprise des vols commerciaux. Aerocivil a mobilisé ses moyens de lutte contre l'incendie, de recherche et sauvetage et ses personnels techniques pour appuyer les évaluations, tout en priorisant les vols médicaux et gouvernementaux durant la phase initiale de la crise.
Les fermetures concernent principalement l'ouest et le centre-ouest colombiens, une région où les liaisons aériennes sont cruciales en raison du relief andin contraignant et des infrastructures routières parfois vulnérables. Quibdó, capitale du Chocó, se situe près de l'épicentre ; Pereira, Manizales et Armenia desservent l'axe du café, tandis que Buenaventura constitue un accès aérien au principal port colombien sur le Pacifique. Aerocivil a recommandé aux voyageurs de consulter leur compagnie aérienne avant de se rendre à l'aéroport et de rester attentifs aux canaux officiels. Par ailleurs, l'aéroport Guillermo León Valencia de Popayán faisait face à des restrictions distinctes liées aux émissions de cendres et de gaz du volcan Puracé, accentuant la pression sur la desserte aérienne du sud-ouest.
Pour les étudiants en aviation, cet événement souligne l'importance cruciale des procédures d'urgence aéroportuaires et de la résilience des infrastructures. Comprendre comment les autorités évaluent et rétablissent le statut opérationnel après une catastrophe naturelle est un élément clé de la gestion aéroportuaire et des protocoles de sécurité, directement pertinent pour la formation ATPL et ATC.