Un document présumé interne de la branche Engineering and Technology de China Southern Airlines circule depuis début août 2026, détaillant plusieurs défauts techniques sur deux C919 récemment livrés par COMAC. Daté du 27 mai 2026 et portant un sceau, il est adressé au constructeur chinois. Il mentionne des fuites d'huile dans le compartiment sec de l'aile, des supports de boucles de détection incendie endommagés, un panneau de volet détaché, des vannes anti-givre bloquées et un panneau électrique de la galley arrière brûlé. Certains de ces problèmes auraient été identifiés lors des essais de livraison, mais seraient réapparus en service commercial. Le document demande à COMAC de communiquer de manière transparente sur les défauts connus et de proposer des plans de correction.
Ce rapport, publié par The Epoch Times le 3 août 2026 et repris par d'autres sites en chinois, n'est pas confirmé par les autorités chinoises ni par COMAC. Il alimente néanmoins les discussions sur la fiabilité opérationnelle du C919 alors que l'appareil entre en service plus large. Le C919 est un pilier stratégique de l'ambition chinoise de bâtir une industrie aéronautique indépendante, visant à concurrencer l'Airbus A320 et le Boeing 737. Depuis son entrée en service commercial en 2023, il symbolise les progrès technologiques nationaux, et les dirigeants chinois en vantent régulièrement les avancées.
China Southern Airlines, qui a commandé 100 C919 avec des livraisons jusqu'en 2031, en exploitait une douzaine fin juillet 2026. Fin mai 2026, la compagnie a achevé la première visite de maintenance approfondie (C-check) sur un de ses C919, qui a duré une vingtaine de jours et mobilisé près de 6 000 heures de travail. Selon les médias officiels chinois, toutes les données techniques ont été jugées conformes, et l'avion est rapidement revenu en service. Les opérateurs chinois affichent une utilisation quotidienne en hausse, et aucune directive de navigabilité ni clouage au sol n'a été annoncé par l'administration chinoise de l'aviation civile.
Pour les professionnels de l'aviation, cette situation souligne l'importance de pratiques de maintenance robustes et les défis liés à l'introduction de nouveaux types d'avions. La flotte croissante de C919 signifie que les étudiants ATPL et ATC rencontreront probablement cet appareil dans leur carrière, que ce soit en exploitation, en coordination de maintenance ou en gestion du trafic aérien. Comprendre les nuances de la fiabilité des nouveaux avions est crucial, car cela affecte la planification, les marges de sécurité et la supervision réglementaire. Bien que les défauts signalés ne soient pas confirmés, ils mettent en évidence le besoin de vigilance et de communication transparente entre les constructeurs, les compagnies et les régulateurs—une leçon qui s'applique à tout programme aéronautique.
Alors que COMAC accélère sa production, confronté à des défis de chaîne d'approvisionnement, l'industrie suivra de près la résolution de ces problèmes. Pour les étudiants, c'est une étude de cas réelle sur la gestion de la sécurité et de la fiabilité dans l'aviation moderne, renforçant les principes enseignés dans la formation ATPL et ATC.