**Un nouveau mouvement social à Brussels Airport** a de nouveau perturbé les programmes de vol. Mardi, les employés du manutentionnaire au sol Aviapartner ont repris la grève après qu’une séance de médiation entre la direction et les syndicats s’est soldée par un échec. Ce débrayage fait suite à une grève spontanée déclenchée lundi matin, qui avait déjà pris de court voyageurs, compagnies et gestionnaires aéroportuaires.
**La grève de lundi, débutée vers 3 h 30 du matin**, a entraîné des retards sur une soixantaine de vols au départ, sans annulation à ce stade, mais avec de longues files d’attente aux comptoirs d’enregistrement. Les compagnies concernées incluent TUI fly, Ryanair, Iberia et British Airways, dont les opérations de check-in et d’embarquement sont assurées par Aviapartner. En revanche, les vols de Brussels Airlines, servis par le concurrent Alyzia, se sont déroulés normalement. Le traitement des bagages et les vols à l’arrivée n’ont pas été directement affectés, le conflit visant principalement le personnel en contact avec les passagers au départ.
**Aviapartner est l’un des deux principaux prestataires de services au sol à Brussels Airport**, avec Swissport. L’entreprise gère l’enregistrement, l’embarquement, le chargement et le déchargement des avions pour de nombreuses compagnies européennes et loisirs. Le marché belge du handling, marqué par une forte pression sur les coûts, connaît des tensions sociales récurrentes. En 2018, une grève de six jours avait entraîné l’annulation de près de 960 vols et perturbé plus de 115 000 passagers. En 2022, un mouvement prolongé avait forcé l’annulation d’environ 150 vols en une seule journée, touchant près de trente compagnies, dont Ryanair et KLM.
**Les revendications précises à l’origine de cette reprise de grève** n’ont pas été détaillées publiquement par la direction ni par les syndicats. Les conflits précédents ont souvent mis en avant la dégradation des conditions de travail, les sous-effectifs et la pression croissante sur la productivité. En 2022, un accord avait été trouvé après plusieurs jours de grève, incluant des compensations pour les déplacements et des dédommagements pour les salariés mobilisés sur d’autres plateformes. On ignore encore si de nouvelles réunions de concertation sont programmées ou quelle sera la durée de cette nouvelle phase de grève.
**Pour les élèves ATPL et les contrôleurs aériens, cette situation est un cas d’école** : une grève au sol perturbe la coordination des créneaux, les temps de rotation et le flux des passagers — autant d’éléments essentiels à la planification opérationnelle. Comprendre le rôle des handlers et la fragilité de la chaîne des opérations au sol est crucial pour les futurs pilotes et contrôleurs, qui devront gérer des situations irrégulières et communiquer efficacement avec tous les acteurs lors de perturbations.