**Airbus a enregistré un fort rebond de ses livraisons en mai 2026, avec 81 avions commerciaux remis aux clients, contre 67 en avril et 51 un an plus tôt.** Cette accélération porte le total depuis le début de l'année à 262 appareils livrés à 68 clients, contre 243 sur la même période en 2025. Ce redressement fait suite à un premier trimestre perturbé par les pénuries de moteurs Pratt & Whitney sur la famille A320neo et des difficultés d'approvisionnement chez certains fournisseurs.
**Les livraisons du mois ont principalement concerné les familles A320neo et A220, ainsi que plusieurs A330neo et A350 pour le segment long-courrier.** Airbus vise 870 livraisons sur l'ensemble de l'année, un niveau qui dépasserait le record pré-pandémique de 863 appareils atteint en 2019. Avec 262 unités livrées à fin mai, le constructeur a réalisé un peu plus de 30% de son objectif annuel, ce qui implique une poursuite de la montée en cadence au second semestre. Le PDG Guillaume Faury a réaffirmé l'objectif d'une nouvelle accélération de la production en 2026 pour atteindre un record de livraisons.
**Sur le plan commercial, mai a également été très dynamique.** Airbus a enregistré 379 commandes brutes, dont une méga-commande de 150 A220-300 passée par la low cost malaisienne AirAsia. Depuis janvier, l'avionneur cumule 815 commandes brutes (762 nettes après annulations), portant son carnet de commandes à un niveau historique — représentant plus de dix ans de production au rythme actuel.
**Les analystes soulignent toutefois que les tensions sur la chaîne d'approvisionnement, notamment en moteurs, restent un facteur de risque.** La hausse de 59% des livraisons par rapport à mai 2025 rassure les marchés sur la dynamique enclenchée, mais la capacité des motoristes et sous-traitants à suivre le rythme sera déterminante. Pour les étudiants ATPL et contrôleurs aériens, cette actualité illustre le lien direct entre les cadences industrielles et la planification des flottes : plus d'avions livrés signifie une augmentation du trafic, une pression sur les capacités aéroportuaires et une demande accrue de pilotes et de contrôleurs.